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Archive mensuelle de février 2017

PONTOON ET RIS : BEN …. c’est la meme chose.

Alors que la transformation est en marche, que l’entreprise est en marche, que l’on met tout le CICE du coté de l’actionnaire… oh pardon, vers l’investissement lié à l’innovation dont une transformation profonde de nos réseau d’ici peu avec de « nouveaux concepts innovants » (évitant de restituer une bonne partie de la valeur ajoutée).

On s’aperçoit que nos confrères du groupe Adecco appliquant la même technique développent eux aussi de nouveaux concepts innovants : PONTOON par exemple. Présentation :

« Les problématiques de gestion de la flexibilité – lourdeur administrative,  maîtrise des conditions commerciales négociées, traçabilité des informations, contexte légal et social complexe et évolutif – représentent un enjeu majeur pour les entreprises, dans un contexte économique incertain.

Les équipes Pontoon établissent un diagnostic précis de votre situation pour vous permettre de mettre en place des leviers d’optimisation.

Vos attentes

Un état des lieux et une cartographie des organisations RH en place.
Une amélioration et optimisation de la performance des processus.
Une aide à la décision et un arbitrage sur l’opportunité d’externaliser tout ou partie des fonctions RH.

Notre réponse

1. Une analyse des schémas d’organisation existants :

  • Les problématiques organisationnelles majeures
  • Les unités d’œuvres et ratios clés du processus
  • Le coût global : coûts directs et indirects
  • Les forces et faiblesses

2. Une définition des chantiers d’amélioration et des leviers d’optimisation :

  • Le processus cible
  • Les clés d’arbitrage organisationnel RH
  • Les axes de réduction des coûts d’achat
  • Les gains quantitatifs et qualitatifs associés »                                              source: http://www.pontoonsolutions.com/about/global-provider/france/espace-entreprises/diagnostic

Après lecture, on s’aperçoit que c’est tellement innovant que ce n’est ni plus ni moins le concept RIS sur les différents segments de marchés de nos chers clients, qui à « innové » cette fois ??

Les majors sont donc toutes en marche pour remodeler la gestion traditionnelle de l’intérim, ceci en maximisant les gains de productivités et l’externalisation des taches vers le client, mais ce dernier est il en accord avec cette stratégie ???

 

 

 

Toujours plus haut, toujours plus beau, le chiffre d’affaire du groupe….

Randstad brille en Bourse après un 4e trimestre meilleur que prévu

Randstad, le numéro deux mondial du recrutement et de l’intérim, a atteint mardi un plus haut d’un an en Bourse après l’annonce d’un bénéfice d’exploitation trimestriel en hausse de 9% et meilleur que prévu.

La croissance de Randstad au quatrième trimestre a été portée par les principaux marchés d’Europe continentale, France, Allemagne et péninsule ibérique, où le groupe a fait état d’une hausse de 10% de ses revenus.

Toujours plus haut, toujours plus beau, le chiffre d'affaire du groupe.... dans ACTUALITE bourse_en_hausse1-300x213

 Selon ABN Amro, les attentes n’étaient pas au-dessus de 4 ou 5% pour ces marchés.
 Jan van de Kraats, le directeur financier de Randstad, a dit voir dans ces chiffres « un signe d’un début de cycle de reprise » en Europe.
Le titre du groupe néerlandais gagne 4,43% à 57,75 euros vers 8h30 GMT à la Bourse d’Amsterdam, affichant la meilleure performance de l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300.
Le résultat courant avant intérêts, impôts et amortissements (Ebita) de Randstad a atteint 267,6 millions d’euros au quatrième trimestre, sur un chiffre d’affaires en hausse de 11% à 5,53 milliards d’euros.
Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un Ebita courant de 256 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 5,37 milliards d’euros.
 Le groupe propose un dividende de 1,89 euro par action, en hausse de 13% par rapport à celui de l’an dernier.
 Randstad a acquis l’an dernier le site américain d’offres d’emplois Monster, le groupe néerlandais d’intérim BMC et la société française de services numériques Ausy.
 Le chiffre d’affaires des autres pays européens, catégorie qui comprend notamment l’Italie, la Pologne et la Suisse, a bondi de 67% à 703,9 millions d’euros, avec une croissance organique de 20%. Ranstad a précisé que la tendance positive s’était poursuivie en janvier et en février.
Adecco, le numéro un du secteur, publiera ses comptes du quatrième trimestre le 2 mars.

Intérim, les leaders et les starts up: la course a l’échalotte.

C’est fait : l’intérim entame sa transformation digitale, en copiant et développant des solutions « peu longtemps innovantes » car rattrapés par tous,  marché sur-concurrentiel au possible car les starts up développent en masse de nouvelles applications pour améliorer le système.

Mais l’algorithme est-il l’incontournable de demain, le demandeur d’emploi et le client vont-ils se transformer en des êtres cybernétiques ultra connectés que l’on nous prédit d’ici peu avec la fameuse génération Y.  Faut il a tout pris se plier à une stratégie de TECH and TOUCH financier qui n’auras pour but que d’amenuiser les taches des collaborateurs pour voir à moyen terme disparaître les collaborateurs eux mêmes ??

L’article ci après vient éclairer un peu plus nos craintes. Bonne lecture.

Intérim, les leaders et les starts up: la course a l'échalotte.  dans DIGITALISATION VitojobSource : JDN

Les start-up à l’assaut de l’intérim, un marché de 24 milliards d’euros

Longtemps à l’écart de l’innovation, l’intérim voit débarquer des acteurs qui digitalisent recrutement et paie. Mais les agences traditionnelles ne s’avouent pas vaincues.
Un espace de quarante mètre carrés, une équipe de cinq personnes, des offres d’emploi placardées sur la devanture. Voilà à quoi ressemble une agence d’intérim traditionnelle. C’est à ce modèle qui n’a pas changé depuis plusieurs décennies que s’attaque plusieurs start-up.

« L’intérim est un marché immense. D’après Prism’emploi, l’association des professionnels du travail temporaire, le secteur pèse 24 milliards d’euros en France en 2016. Pendant longtemps, il est resté à l’écart de l’innovation. Ce n’est que depuis moins d’un an qu’il commence à se digitaliser », explique Stéphanie Delestre, fondatrice et dirigeante du site d’emploi Qapa.

« L’intérim a amorcé sa digitalisation il y a moins d’un an »

Une digitalisation qui répond aux besoins des intérimaires mais aussi des entreprises. Actuellement faute d’agilité, ces dernières peinent à trouver de la main d’œuvre rapidement tandis que les salariés sont contraints d’apporter en main propre des CV, des lettres de motivation et des fiches de temps de travail dans des agences parfois éloignées de chez eux.

« Conséquence, en cas d’urgence, de remplacement au pied levé, il faut en moyenne compter 48 heures pour trouver quelqu’un. Bien des employeurs préfèrent donc se passer d’intérimaires ou recourir au travail au noir. Il y a donc un fort marché caché », déplore Yannick Vinay, qui souhaite faciliter les recrutements via son application Vit-on-Job, déployée en janvier 2017 après une période de test entamée en septembre 2016.

Le concept est simple : sur l’application téléchargeable gratuitement, les entreprises publient librement leurs offres. Les personnes en recherche d’un contrat d’intérim créent en quelques clics un CV composé de mots-clés (compétences, géolocalisation…). Un algorithme permet par la suite de faire matcher l’offre et la demande. Une fois l’accord conclu (par téléphone, Skype, chat ou SMS), Vit-on-Job s’occupe de créer une fiche de poste et d’établir les fiches de paie en respectant la réglementation en vigueur.

« C’est un travail compliqué qui s’effectue via un logiciel qui par exemple connaît 80% des conventions collectives existantes et qui prend en compte le Smic hôtelier. Un CTO et une équipe d’une douzaine de personnes s’occupent du bon fonctionnement de l’appli qui est capable d’éditer une fiche de paie et de payer un intérimaire dans les 48 heures. Toutes nos opérations sont habilitées par l’Urssaf », développe le dirigeant, qui compte l’aéroport Roissy Charles de Gaulle comme principal client. C’est grâce à Vit-on-Job par exemple que l’aéroport a réussi à recruter une centaine de dégivreurs en un week-end au mois de novembre.

Qapa et Vit-on-Job paient les intérimaires à distance en moins de 48 heures


La jeune start-up, qui compte déjà trente salariés, affiche des objectifs élevés : près de 1 000 téléchargements par jour et 1 000 contrats de travail signés par mois d’ici fin 2017. « Cela nous permettra d’être crédible et de lever des capitaux pour grandir encore plus », espère Yannick Vinay.

Les capitaux, Qapa les possède déjà. Il y a un mois, l’entreprise dirigée par Stéphanie Delestre a levé 11 millions d’euros. Une somme qui a un but : faire entrer Qapa dans le top cinq des agences d’intérim d’ici cinq ans, le tout sans agence physique.Comme Vit-on-Job, Qapa a lancé à titre expérimental une application de recrutement par intérim en septembre. Le service a marché au delà de prévisions et Qapa a donc souhaité se spécialiser dans l’intérim via son service Qapa Intérim.L’objectif est ambitieux , remplacer de A à Z l’agence classique : « Une personne qui souhaite télécharger Qapa interim doit créer son profil, donner son adresse, son numéro de sécurité sociale. Nous prenons tout l’aspect administratif en charge : de la déclaration préalable d’embauche à la mutuelle obligatoire, rien ne nous échappe. Le contrat se signe à distance via une signature électronique homologuée par la Caisse des dépôts. Nous avons même conçu un outil de chat qui permet à l’employeur et à l’intérimaire de dialoguer entre eux mais aussi avec nous. Deux salariés et un avocat spécialiste du droit du travail suffisent à gérer les contrats et la paie », se réjouit Stéphanie Delestre, qui compte signer 10 000 contrats par mois cette année. Pour le moment ce sont les postes du secteur de la logistique qui recourent le plus à Qapa intérim.Point important pour les entreprises clientes, les services développés par Vit-on-Job et Qapa reviennent à 15% du salaire brut chargé, soit un tarif deux fois moins élevé que les agences. De quoi mettre fin à leur activité ?Vers la fin des agences d’intérim ?
Yannick Vinay est catégorique : Vit-on-Job n’a pas pour objectif de mettre fin aux points de contacts physiques, bien au contraire. « Notre but n’est pas de court-circuiter les agences d’intérim mais de collaborer avec elles. Nous possédons la technologie, elles connaissent le marché du travail local, nous avons tout intérêt à nouer des partenariats », avance le chef d’entreprise.Vit-on-Job a déjà passé des alliances avec le groupe d’intérim Hubjob sur les bassins d’emploi de Toulouse et de Roissy. Hubjob, dispose de milliers d’offres d’emploi. Son but est de les mettre en ligne sur une application co-brandée Vit-on-Job et Hubjob. « Les agences d’intérim sont comme toutes les entreprises, elles font face à des utilisateurs de plus en plus digitalisés et de plus en plus dans le culte de l’instantanéité. Elles ont pris conscience qu’elles devaient changer. Elles ont donc intérêt à être pro actives ».

 « Nous ne voulons pas court-circuiter les agences mais collaborer avec »

Ce n’est pas Christophe Catoir, PDG d’Adecco, qui dira le contraire. Sous son impulsion, le leader français de l’intérim a créé en juin 2016 Mon agence en Ligne, la première agence 100% digitale du groupe. « Pour ne pas nous faire disrupter, nous avons choisi de raisonner en mode start-up, de faire preuve d’agilité », explique le dirigeant. Avec ses algorithmes de matching et l’aide à la création de CV vidéo, la plateforme reprend une partie de l’offre des start-up de recrutement. Et pour le moment le succès semble au rendez-vous : « L’idéal serait que Mon agence en ligne pèse 5% du chiffre d’affaires d’Adecco à la fin de l’année. 12 000 offres sont déjà disponibles sur le site », se réjouit Christophe Catoir.

Si le secteur devrait continuer à se digitaliser massivement dans les années à venir, il semblerait que les agences traditionnelles aient encore de beaux jours devant elles. « A moyen terme, le recrutement digital sera prédominant sur les postes faciles à sourcer comme le secrétariat ou la comptabilité. En revanche, les agences qui vont se concentrer sur des secteurs spécifiques comme l’automobile ou les emplois de CDI intérimaires ont de belles perspectives de croissance », estime Stéphanie Delestre.

Un avis partagé par Christophe Catoir. Si selon lui les agences physiques auront de moins en moins de raison d’être pour des contrats très courts occupés par des jeunes ultra connectés (stadiers, extra…), elles resteront pertinentes pour des contrats plus longs ou des secteurs à forte valeur ajoutée.

« Adecco a ouvert 30 agences physiques en 2016″
« Nous ne pourrons pas échapper à la digitalisation mais cela ne signifie pas la fin des agences d’intérim. Pour preuve, en 2016, nous avons ouverts 30 nouvelles agences spécialisées dans les PME et les postes de cadres. Les nouvelles formes de travail comme les freelances ou le portage salarial constituent une belle opportunité », rappelle le PDG d’Adecco. Les annonces placardées sur les vitrines ne disparaîtront donc pas de sitôt.

Burn-out : parlons-en enfin !

 Burn-out : parlons-en enfin ! dans ACTUALITE burnou-hypnose1SOURCE : Site Confédéral CFE-CGC

La CFE-CGC se félicite des conclusions émises le 15 février par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Oui, le burn-out et la souffrance psychique sont une réalité du monde du travail tant dans le privé que dans la fonction publique. Selon l’Académie de médecine, 100 000 personnes seraient touchées (rapport 2016). Seulement 418 d’entre elles auraient été indemnisées au titre des maladies professionnelles en 2015 après un vrai parcours du combattant.

Le rapport propose dans un premier temps de mettre en place des mesures de prévention de repérage et de prise en charge rapide des patients, d’inscrire le thème de la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans les négociations obligatoires, dans le cadre de la loi Rebsamen. Il contrecarre les manœuvres des avocats patronaux en redonnant au médecin du travail la possibilité d’établir le lien entre la pathologie et le travail (en évitant les plaintes ordinales).

Enfin, pour ouvrir la voie à un nouveau tableau de maladie professionnelle, il propose d’ouvrir l’accès aux commissions qui instruisent le dossier à partir de 10 % d’incapacité permanente (au lieu de 25 %, par voie décret).

Pour la CFE-CGC, ces 27 propositions pour lesquelles nous militons depuis très longtemps constituent une avancée sociétale gigantesque.

C’est pour l’instant un rapport ! À vous messieurs et mesdames les députés de faire décliner ces propositions et de les intégrer dans le Code du travail et le Code de la sécurité sociale, pour mettre fin à ce désastre humain que constitue le burn-out parmi les salariés les plus investis.

À l’heure de l’élection présidentielle et des différentes candidatures, ce sujet majeur nous concerne tous ! Nous demanderons aux candidats de prendre le relais !

Pierre Jan - Relations Presse et institutionnelles
Tél. : 01 55 30 12 92 / 06 32 05 69 02 / E-Mail : pierre.jan@cfecgc.fr 

Les cadres en phase avec la révolution numérique

Source: le bulletin confédéral CFE CGC Février 2017
Pour ses 50 ans, l’Apec a publié avec Elabe un sondage pour évaluer l’impact de la transformation numérique sur le quotidien professionnel des cadres du privé. Pour 76 % d’entre eux, la transformation numérique est d’ores-et-déjà réalisée ou en cours avec un impact global jugé « positif » pour 87 % des cadres et 95 % des RH.
Cette transformation ne se résume pas « à la diffusion et à l’usage d’outils numériques ». Elle se traduit également par « de nouvelles méthodes collaboratives et participatives » de travail et de formation.
Ces pratiques se diffusent mais « moins de 2 cadres sur 3 estiment en faire l’expérience aujourd’hui ». Surtout, elles ne bouleversent pas la hiérarchie, « l’organisation pyramidale et hiérarchique du travail restant majoritaire dans les entreprises en France » souligne l’Apec.
Invités à se projeter dans dix ans, les cadres décrivent « des parcours individuels linéaires » réduisant la mobilité « au changement d’entreprise » alors qu’ils conçoivent plus facilement, « pour les autres », qu’il soit nécessaire de renoncer à la sécurité d’un poste, d’avoir des parcours en dents de scie et des mobilités « plurielles ».

TENDANCES
Emploi des cadres : salaires et tendances du marché 2017
Selon une récente étude du cabinet de recrutement Robert Walters, les cadres français ont vu leur rémunération stagner (entre 0,5 et 1 % d’augmentation) en 2016 mais les salaires devraient repartir à la hausse en 2017 sous l’effet d’une forte progression de la demande de cadres à l’embauche.
L’étude met en exergue d’autres tendances fortes. Si en France, le marché des cadres reste encore peu marqué par la mobilité (3,6 % des actifs changent d’emploi chaque année), cela devrait
évoluer puisque la mobilité est à la fois beaucoup plus élevée pour les juniors et désormais beaucoup moins perçue comme déloyale par les employeurs, souligne les auteurs de l’étude.
Autre tendance : l’attrait pour le management de transition, de plus en plus plébiscité. Un attrait motivé par les rémunérations pratiquées, en hausse de 5 % à 10 % en 2016. Enfin, l’intérim est également de plus en plus prisé par les profils juniors pour qui il ne serait plus aussi essentiel d’obtenir un CDI à tout prix et de plus en plus nombreux à se maintenir par choix en travail temporaire pendant quelques années avant de rejoindre une entreprise.

1. « Pour 76 % des cadres, la transformation numérique est engagée »,
Silicon, 06/01/2017
2. « Cadres : les salaires ont stagné en 2016 », Courrier Cadres, 18/01/2017

Notre avenir digital : ce sera comment demain ??

C’est une des vidéos les plus synthétiques et les plus parlantes sur les effets de la digitalisation globale sur l’emploi qui nous promet un avenir relativement mitigé et qui arrive vite : en 2025.

 

Image de prévisualisation YouTube

EN 2016, LES DIVIDENDES DES ACTIONNAIRES EN EUROPE ONT EXPLOSE

« Alors que, dans ces présidentielles, la classe politique dominante nous explique qu’il va falloir nous serrer la ceinture, pour les financiers européens, en revanche, le profit n’attend pas. Seulement un mois s’est écoulé dans l’année 2017 et déjà cette annonce tombe : le versement des dividendes atteindront un montant record cette année. En 2016 ce montant avait atteint 302 milliards d’euros, et devrait atteindre 315 milliards en 2017 selon Allianz Global Investors. »

Milas Canal

Dans le contexte actuel, ce n’est pas étonnant de voir les dividendes grimper en flèche, cette action spécifique qui permet aux actionnaires de toucher une partie du bénéfice des entreprises dans lesquelles ils ont investi. Actuellement, les dividendes sont une des actions les plus prisées et les plus sûres pour les investisseurs. La moyenne des taux de rendement (le pourcentage versé aux investisseurs) était de 3,1 % pour l’indice européen Stoxx 600, et de 4,05 % pour le CAC 40 en 2015. Avec des taux de rendement si alléchants, les financiers et consorts n’y résistent pas. En comparaison le taux d’interét d’un Livret A, le placement le plus populaire en France, est à un taux ridiculement bas de 0,75%.

Il comporte moins de risques pour l’investisseur, et permet aux grandes entreprises de remplir leurs caisses en attirant les portes feuilles des actionnaires. Et bien sûr, à chaque fois, ce sont les travailleurs qui trinquent. En septembre 2015, par exemple, Caterpillar a annoncé la suppression de 10,000 emplois dans le monde d’ici à 2018, c’est près de 10% des effectifs du groupe. Le groupe de construction d’engins de chantier avait alors évoqué la mauvaise conjoncture économique pour justifier ce plan « social ». Pourtant il avait en juin de la même année augmenté de 10% le montant des dividendes versés. En somme, il s’agit d’argent qui passe directement des mains des travailleurs à ceux des actionnaires.

Depuis des années la France est championne d’Europe des versements de dividendes. Nous avons déjà constaté que l’année dernière, les entreprises du CAC 40 avaient versé 56 milliards de dividendes aux actionnaires. Un montant scandaleux alors que tous les grands candidats de ces élections présidentielles nous expliquent que nous allons devoir nous serrer la ceinture toujours plus, et que les plans de licenciement se multiplient.

SOURCE : www.revolutionpermanente.fr

INTERIM : QUAND LE C.E.T TT SERT D’OUTIL D’OPTIMISATION SOCIALE

Par Leila De Comarmond SOURCE : les échos.Fr 04/2016

Certaines sociétés d’intérim utilisent un accord de la profession datant de 2000 pour contourner le plafonnement des allégements de cotisations sociales sur les bas salaires.

Comment « optimiser » les allégements de charges ? Au début des années 2010, certaines sociétés d’intérim exploitaient une faille dans la réglementation : les allégements de charge sur les bas salaires étant calculés sur la rémunération mensuelle, elles en sortaient l’indemnité de fin de mission pour le minimiser.L’annualisation du calcul des allégements de cotisations sociales sur les bas salaires avait mis fin à cette pratique en 2012.

Mais une autre a pris le relais. Elle résulte du dévoiement de la disposition concernant le compte épargne temps (CET) de l’accord sur les 35 heures conclu dans l’intérim le 27 mars 2000. Son article 6 prévoit que l’indemnité de fin de mission de 10 % ainsi que l’indemnité compensatrice de congés payés de 11 % (jusqu’à 10 jours par an) peuvent être déposés sur un CET. L’avantage, pour l’entreprise de travail temporaire, est de pouvoir réduire ainsi le montant de la rémunération pour maximiser les allégements de charges sur les bas salaires, inversement proportionnels au salaire versé et se réduisant « en sifflet » jusqu’à 1,6 SMIC.
Cette pratique n’est pas en soi illégale.Mais à une condition : que ce soit vraiment le salarié intérimaire qui décide de l’alimenter. L’accord de 2000 est sans ambiguïté : « L’indemnité de fin de mission et l’indemnité compensatrice de congés payés dues au titre des primes ou indemnités versées au compte épargne-temps sont payées à la fin de la mission y ayant ouvert droit sauf demande contraire de l’intérimaire. » Mais certaines sociétés d’intérim peu scrupuleuses n’hésitent pas à imposer aux salariés qu’elles missionnent de transférer leurs primes de fin de mission ainsi que leurs congés payés pour minorer de 21 % le salaire servant de base aux allégements.

Une « concurrence déloyale »

Parmi les documents, dont « Les Echos » ont obtenu copie, qui prouvent cette pratique, figure le contrat de mission temporaire d’un ouvrier du bâtiment où est inscrit en tout petit la clause suivante, évidemment tout à fait illégale : « Lorsque le salarié temporaire renonce à alimenter son compte épargne temps, ses droits à congés payés doivent être pris au cours de la mission. » Un transfert systématique sur le CET apparaît également sur les fiches de paie de cet autre intérimaire, menuisier lui, missionné par une entreprise de travail temporaire du Sud-Ouest.

« Pour ne pas risquer de voir leur pratique découverte par l’Urssaf lors d’un contrôle, chaque fin d’année, elles imposent à leurs intérimaires de solder leur compte épargne temps, les sommes perçues ne rentrant pas dans le calcul du salaire annualisé qui sert de base aux allégements », raconte un de leurs concurrents, furieux de cette « concurrence déloyale. »

Une concurrence déloyale qui s’ajoute à un manque à gagner pour la Sécurité sociale. Et pénalise également les intérimaires concernés qui attendent plusieurs mois avant de voir la couleur de leurs primes et indemnités.

RANDSTAD ET L’INSTITUT MONTAIGNE – LE DIALOGUE SOCIAL DOPE ???

QUAND ON PENSE QU’EN 2015, FRANCOIS BEHAREL PUBLIAIT UN RAPPORT AVEC L’INSTITUT MONTAIGNE…

1 AN PLUS TARD, LE DIALOGUE SOCIAL CHEZ RANDSTAD EST PLUS DELETERE QUE JAMAIS, AU REGARD DU RESULTAT DES N.A.O DE DEBUT JANVIER EN PERSPECTIVE AVEC LES RESULTATS DE 2016,  LE GROUPE RANDSTAD CULTIVE LE MONOLOGUE PATRONAL, DONC NEGOCIER DANS L’ENTREPRISE : CE SERAIT UNE VASTE UTOPIE ???

« Une révolution de notre droit du travail. Voilà à quoi appellent les experts de l’Institut Montaigne. « La conception française du droit du travail s’avère très pyramidale, et l’entreprise, placée à la base, ne dispose que de peu de marge de manœuvre », écrivent Gérard Adam, professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), et François Béharel, président du groupe Randstad France, auteurs du rapport « Sauver le dialogue social. Priorité à la négociation d’entreprise ». Pour eux, le « dialogue social à la française », hérité des Trente Glorieuses, est à bout de souffle »

5fv3f0-L[1]

« Tribune de François Béharel, président du groupe Randstad France et Gérard Adam, professeur  au CNAM parue dans le Journal du Dimanche du 6 septembre 2015. Tous deux, co-présidents du groupe de travail de l’Institut Montaigne « Sauver le dialogue social. Priorité à la négociation d’entreprise ».

Madame la Ministre, votre nomination à la tête du Ministère du Travail de l’Emploi intervient à un moment clé : la réforme du droit social figure parmi les priorités, si l’on en juge sa place dans les débats de rentrée. Faut-il s’en étonner ? Non. Car dans un pays en proie à un chômage indomptable, les réformes tant de fois repoussées s’imposent à nous. Une attente collective confirmée dans les récents sondages.

Loin de nous l’idée que le droit du travail est seul responsable du chômage. Toutefois, sa complexité et sa rigidité en font assurément un verrou qui se traduit notamment par une peur de l’embauche. Heureusement, la prise de conscience, elle, s’accélère.

La parution cet été du livre de Robert Badinter et d’Antoine Lyon-Caen qui recommande d’alléger le Code du travail, a marqué le coup d’envoi d’une réflexion générale sur le sujet. Ainsi, et plus récemment, la CFDT a qualifié le Code du travail d’ »illisible« . Plus important encore, il a entrouvert la voie à l’entreprise comme lieu de régulation des relations sociales. Des idées également relayés au sein même de l’exécutif.

Cette dernière proposition fait écho à la mesure phare du rapport Sauver le dialogue social. Priorité à la négociation d’entreprise, publié cette semaine par l’Institut Montaigne. En tant qu’auteurs de ce rapport, nous voulons en rappeler la principale conclusion : en France, les acteurs du dialogue social dans l’entreprise sont pieds et mains liés lorsqu’il s’agit de négocier les conditions de travail.

Durée du travail, recours au temps partiel, droit du licenciement, niveaux de salaire… Sur les principaux sujets, le Code du travail s’impose comme un carcan qui limite considérablement les possibilités d’adaptation de l’entreprise à la conjoncture. Ce manque de flexibilité garantit-il alors la protection des salariés ? Certainement pas. Les entreprises contraintes de licencier procèdent toujours aux ajustements nécessaires – même si cela est au prix d’un processus laborieux et coûteux qui pénalise employeurs et salariés. Il maintient en revanche éloignés de l’emploi les personnes les moins qualifiées.

Permettre à l’entreprise de négocier sans le corset du Code du travail donnerait les moyens aux entrepreneurs, aux salariés et à leurs représentants de s’adapter aux réalités du terrain. Et aux entreprises de relancer les embauches. Bien sûr, des garde-fous seront à prévoir, en particulier pour préserver les droits inaliénables des salariés. Mais il est indispensable d’inverser le rapport de force qui voit ce code écraser de son poids les accords d’entreprise.

Madame la Ministre, jamais le contexte n’aura été aussi favorable à une réforme du droit du travail et du dialogue social. Alors que vous avez fait part de votre « volonté ferme de réformer », nous formulons le vœu que l’ensemble des acteurs sociaux et économiques appuient vos efforts. Il en va du succès de ce chantier historique. »

Source : Blog Institut Montaigne.

Randstad perd face aux CE sur le montant des sommes allouées….

justice[1]

 

JUGEMENT RELATIF AUX SUBVENTIONS VERSEES PAR RANDSTAD AU TITRE DU BUDGET FONCTIONNEMENT ET ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES AUX COMITES D’ETABLISSEMENT  POUR LES PERIODES 2009 à 2011.

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BOBIGNY – JUGEMENT CONTENTIEUX DU 24 NOVEMBRE 2016 – AFFAIRE 14/04927

Extrait des conclusions du jugement:

« Condamne la société RANDSTAD SAS à payer, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de l’assignation, au :
COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD TERTIAIRE ET SERVICES : 2 343 EUROS au titre de la subvention des activités sociales et culturelles ; 1 735 euros au titre de la subvention de fonctionnement ;

- COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD BTP : 3 860 euros Au titre de la subvention des activités sociales et culturelles ; 2 859 euros au titre de la subvention de fonctionnement ;

- COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD LOGISTIQUE ET COMMERCE : 2 982 euros au titre de la subvention des activités sociales et culturelles , 2 209 euros au titre de la subvention de fonctionnement ;

- COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD INDUSTRIE : 13 310 euros au titre de la subvention des activités sociales et culturelles ; 9 860 euros au titre de la subvention de
fonctionnement ,

- COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD EXPERT ET PRO : 4126 EUROS AU titre de la subvention des activités sociales et culturelles ; 3 056 euros au titre de la subvention de
fonctionnement ;
Condamne la société RANDSTAD SAS à payer, au titre de l’article 700 du Code de procédure civile, la somme de 500 euros à chacun des comites d’établissement suivants :
COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD TERTIAIRE ET SERVICE ; – COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD BTP ; – COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD LOGISTIQUE ET COMMERCE ; – COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD INDUSTRIE ; – COMITE d’ETABLISSEMENT RANDSTAD EXPERT ET PRO
Ainsi que
Greffier
LE PRESIDENT
Condamne la société RANDSTAD SAS aux dépens, qui pourront être directement recouvrés parla SCP JDS AVOCATS en application de l’article 699 du Code de procédure civile ;
Rejette le surplus des demandes formées par les parties »

12



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